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À l'échelle de la planète, de nouveaux défis émergent, nécessitant adaptation, innovation et changement de nos façons de faire. Le Plan d'action de Madrid (2008) qui définit les priorités du réseau international des RMB jusqu'en 2013, mentionne trois grands enjeux : les changements climatiques, la perte de biodiversité et de diversité culturelle ainsi que l'urbanisation rapide. Bien qu'ils soient énoncés pour le monde entier, ceux-ci se trouvent au coeur de notre réalité régionale. |
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L’histoire des relations entre les Premières Nations et les Québécois est remplie d’incompréhension, de manque de respect mutuel et de tentatives d’assimilation forcée, dont les pensionnats sont certainement l’exemple le plus destructeur.
Aux prises avec de véritables impasses sociales et économiques, les réserves autochtones présentent des indicateurs typiques des pays du tiers-monde en matière de scolarité, de mortalité, de taux de natalité et de santé.
Les différents bouleversements que les Premières Nations ont subis provoquent aujourd’hui une crise identitaire aiguë, vécue de façon très vive, particulièrement par la jeunesse. Le désordre social connu par ces populations n’en est que l’une des conséquences.
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Partout dans le monde, les populations se concentrent de plus en plus dans les villes. Sur le territoire de Manicouagan, ce phénomène global d’urbanisation se traduit par l’exode de la population, des jeunes en particulier, qui quittent la région pour aller vers les grands centres.
Les raisons sont multiples : enseignement universitaire insuffisant et manque de perspectives d’avenir autres que dans les usines, notamment. Mais aussi, force est d’admettre que le sentiment d’appartenance fait souvent défaut, probablement en raison de la courte histoire de la région.
Les projections concernant l’évolution démographique du territoire sont inquiétantes. Un constat en ressort : pour durer, cette communauté a besoin de susciter la fierté de ses résidants.
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On sait que la prospérité économique réside dans la diversité. Depuis longtemps, la Côte-Nord revendique davantage de deuxième et de troisième transformation, soit une industrie plus axée sur les produits à valeur ajoutée tels que les bois d’ingénierie. La création récente d’un comité de diversification dans la région de Manicouagan a fait ressortir trois voies de diversification économique possibles : le tourisme, les énergies renouvelables et l’agroéconomie.
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La perte de biodiversité s’opère à un rythme très élevé à l’échelle mondiale. De là l’importance de maintenir les espèces menacées et vulnérables, de conserver les milieux à haute valeur écologique et de préserver des échantillons génétiques de la diversité naturelle d’aujourd’hui.
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Les changements climatiques sont sans aucun doute le plus grand défi social, environnemental et économique de l’histoire moderne de l’humanité. La communauté scientifique a largement prouvé que ces changements découlent des activités humaines, notamment de la production de gaz à effet de serre (GES).
Sur le territoire de Manicouagan, l’augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes telles les tempêtes, la hausse du niveau marin et la fonte hâtive du pied de glace qui protège le littoral lorsqu’il est gelé est liée aux bouleversements climatiques.
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